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Il y a actuellement un véritable engouement pour le cru et les convaincus le vantent comme étant la meilleure façon de consommer des fruits, des légumes mais aussi des viandes.
La recherche a montré que la chaleur altère les vitamines et les minéraux et détruit carrément les précieuses enzymes abaissant ainsi la valeur nutritionnelle globale des aliments.
Le cru est indéniablement bénéfique à la santé mais faut-il pour autant balayer le cuit d’un revers de la main ? Ensuite, tout le monde peut-il se permettre de manger 100% Cru ?

 

Santé et aliments cuits

 

La cuisson des aliments comporte certains avantages. Les êtres humains consomment des aliments cuits depuis des milliers d’années et cuire les aliments est presque devenu instinctif.
De nouvelles recherches tendent à montrer de plus en plus l’intérêt du cuit. Voyons un peu quels sont les avantages que la cuisson des aliments peut apporter.

 

La cuisson éradique les germes

Un des principaux arguments en faveur de la cuisson est l’élimination de certains pathogènes contenus dans les aliments, qu’ils soient des bactéries, des toxines, des organismes vivants ou encore des composés indésirables.
Certains aliments crus peuvent contenir des substances inhibitrices de certaines fonctions et réactions physiologico-chimiques ainsi que d’autres que l’on peut qualifier d’anti-nutriments. Ainsi, la cuisson permet la neutralisation de ces substances, par exemple, les fonctions des inhibiteurs de protéase sont annulées ou bien les anti-nutriments des grains et des noix.
La cuisson rend aussi certains nutriments plus facilement assimilables et exploitables par le corps. Par exemple, la cuisson de certains légumes permet une meilleure absorption des polyphénols et des carotènoïdes.

 

Cuisiner permet de diversifier les aliments en toute sécurité

Comme nous venons de le voir, certains aliments, sous leur forme brute et crue, peuvent se comporter en tant que perturbateurs. C’est le cas du chou frisé qui peut en effet perturber la production d’hormones thyroïdiennes. D’une manière générale, tous les crucifères sous forme crue entraînent ce genre de désagréments (chou, brocolis, chou-fleur, moutarde, navets, choux de Bruxelles).
Ces légumes, sous forme crue, perturbent la bonne production de la thyroïde peroxydase entraînant ainsi un ralentissement du fonctionnement de la thyroïde. Lorsqu’ils sont cuits, cet effet perturbateur est annulé.

 

La cuisson rend les aliments plus digestes

La cuisson rend la nourriture plus facile à manger et à digérer. Ceci est particulièrement vrai avec la viande car la cuisson modifie sa texture et sa structure et lorsque celle-ci est plus facile à traiter par l’organisme, ceci conduit à une plus forte concentration de protéines exploitables. Rappelons que les protéines interviennent dans la bonne santé des tissus et dans la bonne santé globale de l’organisme.
Veuillez noter que les aliments cuits de manière douce (>110 °c) et lentement sont souvent plus faciles à digérer que ceux qui ont été rôtis, saisis, rissolés ou passés au four.
Enfin, la chaleur des aliments cuits va stimuler le feu digestif ainsi que la vivacité, donc l’efficacité, des enzymes digestives.

 

La cuisson augmente le niveau d’énergie

Il faut savoir que pour extraire l’énergie contenue dans les aliments, l’organisme en mobilise une part importante pour assurer la digestion.
Les aliments crus nécessitent que plus d’énergie soit mobilisée, en ce sens, qu’il n’en faut pour les aliments cuits. Ainsi, le rendement énergétique des aliments cuits est supérieur à ceux crus car il est plus facile pour l’organisme de récupérer l’énergie s’y trouvant tout en en consommant moins pour mener à bien cette opération.

 

Peut-on conseiller le cru à n’importe qui et tout le temps ?

Je le répète, le cru est extrêmement favorable de par la préservation de nutriments essentiels (vitamines, minéraux, enzymes) mais il ne peut pas convenir à tout le monde pour autant dans la mesure où il nécessite un effort et une quantité d’énergie accrus de la part de l’organisme pour bien digérer les aliments et les assimiler.
Ainsi, pour des personnes malades de longue durée, des épuisés chroniques, des personnes en convalescence, il semble préférable de favoriser le cuit. Ceci-dit, les jus de fruits et légumes frais et crus représentent un puissant allié pour ces personnes.
Ensuite, pour les personnes souffrant d’hyper-perméabilité intestinale, il vaut mieux éviter le cru compte tenu de certains types de fibres qui vont contribuer à irriter davantage une muqueuse intestinale déjà mal en point. Pour qui est concerné et souhaite malgré tout avoir une part de cru dans son régime alimentaire, il vaut mieux éviter les aliments contenant des fibres épaisses et dures comme celle que l’on peut trouver dans les légumes racine.
Enfin, compte-tenu de certains aspects évoqués précédemment (à savoir digestion plus énergivore et moindre rendement énergétique), il paraît raisonnable, en hiver, d’avoir une part majoritaire d’aliments cuits dans son régime alimentaire.

 

Note finale

Entre le cru et le cuit, l’un n’est pas meilleur que l’autre. L’idéal étant de marier les deux et de procéder à des ajustements d’un individu à l’autre ainsi que d’une période à l’autre (saisons, pleine santé ou a contrario maladie/convalescence).

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Catégories : Alimentation

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