On parle d’ostéoporose lorsque l’on est face à une perte de la résistance des os, prédisposant ainsi aux fractures. Dans la plupart des cas, les os se fragilisent et on attribue ce phénomène à un manque de calcium, de phosphore et d’autres minéraux (ce dernier point étant essentiel et nous verrons plus loin que d’autres minéraux jouent un rôle majeur dans la solidité osseuse).
L’ostéoporose est problématique en cas de chute ou de choc dans la mesure où les os sont plus susceptibles de se fracturer alors qu’en temps normal, ceci aurait été sans conséquences.
L’ostéoporose n’est pas considérée comme une maladie mais plutôt comme un processus naturel lié le plus souvent au vieillissement.
Elle concerne, la plupart du temps, les personnes âgées de 65 ans et plus mais peut tout à fait survenir plus tôt. En Occident, une femme sur quatre et un homme sur huit en seront atteints au cours de leur vie.
Les os des poignets, de la colonne vertébrale et de la hanche sont les plus susceptibles de subir une fracture attribuable à l’ostéoporose.

 

Ostéoporose, 4 clés manquantes : représentation de l'intérieur d'un os

 

Traitement conventionnel de l’ostéoporose

Le médecin procède à une évaluation globale de l’état de santé du patient (médicament pris, antécédents familiaux, habitudes de vie). Il peut proposer un test d’ostéodensitométrie qui permet de mesurer la densité minérale des os. Toutes les données récoltées permettent d’estimer la probabilité qu’une fracture survienne au cours des 10 prochaines années.
Le traitement consiste essentiellement en une supplémentation de calcium , de vitamine D, de biphosphonates, de ranélate de strontium ou encore de tériparatide.

À propos du calcium, on trouve celui-ci en grande quantité dans le lait mais comment se fait-il que malgré la forte consommation de ce dernier, il ne permette pas de résoudre le problème ?
Parce que le calcium du lait, tout comme celui des suppléments, est très mal fixé par l’organisme. En effet, dans ces deux cas, il est question de calcium inorganique : c’est-à-dire du calcium n’ayant pas été transformé par des bactéries (bactéries du sol pour le calcium présent dans les plantes, d’un côté et celles normalement présentes dans le lait, de l’autre) facilitant ainsi son assimilation.
Les sols sont morts et stériles. Le lait de vache est pasteurisé : tuant ainsi d’une part les bactéries bénéfiques et d’autre part, transformant le calcium, sous l’effet de la chaleur, en une forme peu assimilable (on parle d’environ 10 % et ce chiffre est valable pour toutes les formes inorganiques de minéraux).
Mais ce n’est pas tout en ce qui concerne le lait : en tant que protéine animale, le lait acidifie le pH de l’organisme et ce dernier met en place des corrections pour rétablir l’équilibre. Voyez-vous, le calcium est un excellent neutralisant de l’acidité et les plus grosses réserves de calcium dans votre organisme se trouvent, je vous laisse deviner, dans les os…

De nombreuses études scientifiques contredisent désormais la croyance conventionnelle que le lait et les produits laitiers aident à réduire les fractures résultant de l’ostéoporose. Ces études montrent que le lait faillit dans ce sens.

La consommation de produits laitiers, particulièrement autour de la vingtaine, a été associé un risque plus élevé de fractures du col du fémur au cours de la vieillesse. (“Case-Control Study of Risk Factors for Hip Fractures in the Elderly”. American Journal of Epidemiology. Vol. 139, No. 5, 1994)

A noter que le phosphore, dont le lait est également particulièrement riche, ne permet pas non plus de résultat convaincant, là encore pour des raisons de faible biodisponibilité.

Bref, voyons maintenant quelles sont ces fameuses clés manquantes à la résolution des problèmes d’ostéoporose.

 

Le magnésium

il s’agit là du grand oublié en ce qui concerne l’ostéoporose. Le magnésium est communément reconnu en tant que calmant du système nerveux mais son action entre dans le cadre de pas moins de 300 réactions biochimiques dans l’organisme.
C’est dire à quel point ce minéral est absolument essentiel. Mais surtout, on trouve en abondance du magnésium (devinez où) dans les os. 50 % du magnésium présent dans l’organisme se trouve dans les os.
Le magnésium agit en tant que soutien du calcium dans la formation osseuse. Une carence en magnésium résulte en une forme anormale des cristaux de calcium au sein des os, affectant ainsi négativement la solidité de ceux-ci.

Les meilleures sources nutritionnelles de magnésium sont les légumes verts à feuilles. Non, il ne s’agit pas du chocolat car le cacao est torréfié, donc chauffé et le magnésium se trouve ainsi sous forme inorganique.

Sinon, il y a la supplémentation en magnésium qui doit respecter certaines règles pour qu’elle soit efficace.

 

Le bore

Il s’agit là encore d’un grand oublié. Même si nos besoins en bore sont nettement moindres que ceux en magnésium, le bore n’en est pas moins important pour autant.
Le bore peut tout à fait intervenir dans la lutte contre l’ostéoporose de par sa capacité à augmenter l’absorption du calcium ET du magnésium au sein du cartilage et des os.
Pour en savoir plus à son sujet, je vous laisse consulter un article précédent que j’avais consacré à quatre carences d’importance majeure à mieux considérer.

 

La vitamine K2

En avez-vous déjà entendu parler ? On parle souvent de la vitamine K (tout court) mais rarement de ses diverses formes qui n’ont pas nécessairement les mêmes propriétés de l’une à l’autre. Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à la vitamine K2. Celle-ci est produite par des bactéries dans le côlon.

La vitamine K2 a récemment été identifiée comme étant un important nutriment de la santé osseuse. En effet, cette vitamine active au moins trois protéines impliquées dans la bonne constitution du squelette. De nombreuses études ont montré que des bas niveaux de vitamine K2 sont associés avec un risque plus élevé d’ostéoporose et de fractures osseuses.

Comment la vitamine K2 renforce-t-elle les os ?

L’ostéocalcine est la protéine responsable de l’ancrage du calcium sur les os et elle dépend de la vitamine K2 pour fonctionner. Une déficience en vitamine K2 entraîne de hauts niveaux d’ostéocalcine inactive dans le sang. Non seulement le calcium n’est pas délivré aux os, qui deviennent poreux, mais il est déposé sur les artères qui deviennent calcifiées.
Une déficience de vitamines K2 entraîne donc à la fois de l’ostéoporose et un phénomène de calcification des artères.
En ce qui concerne les sources nutritionnelles, on trouve de la vitamine K2 dans le Natto (une préparation de soja fermenté d’origine japonaise). Mais on peut aussi se supplémenter.
À noter qu’il existe plusieurs formes de vitamines K2 (MK4, MK7, MK8 et MK9) et c’est la forme MK7 qui admet la plus grande efficacité.

 

Remarque : j’ai listé précédemment les principaux nutriments entrant en ligne de compte dans le cadre de la résolution de l’ostéoporose mais cette liste n’est pas exhaustive et on pourra également y ajouter la vitamine C et la silice (ou silicium). Voilà donc deux autres pistes si vous souhaitez étendre vos recherches…

 

L’exercice physique de force

Saviez-vous peut soulever des poids peut aider à protéger vos os et à prévenir les fractures liées à l’ostéoporose ?

Des études montrent que l’exercice physique de force sur une certaine période peut aider à prévenir la perte osseuse et même favoriser la formation d’un nouvel os. En effet, une musculature suffisante aide à maintenir une charpente solide permettant ainsi de limiter les fractures en cas de chute.

Ceci étant écrit, il ne s’agit pas pour autant de se lancer dans le body-building et je vous invite à consulter mon précédent article où je parle plus en détail de cet aspect.

 

Références

1. Cumming RG, Klineberg RJ. “Case-Control Study of Risk Factors for Hip Fractures in the Elderly”. American Journal of Epidemiology. Vol. 139, No. 5, 1994
2. Feskanich D, Willett WC, Stampfer MJ, Colditz GA. Milk, dietary calcium, and bone fractures in women: a 12-year prospective study. American Journal of Public Health. 1997
3. Magnesium and Osteoporosis: Current State of Knowledge and Future Research Directions – Sara Castiglioni, Alessandra Cazzaniga, Walter Albisetti, and Jeanette A. M. Maier – https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3775240/
4. Nothing Boring About Boron – Lara Pizzorno, MDiv, MA, LMT – https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4712861/
5. Vitamins K1 and K2: The Emerging Group of Vitamins Required for Human Health – Gerry Kurt Schwalfenberg – https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5494092/
6. The effects of progressive resistance training on bone density: a review. – Layne JE, Nelson ME – https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/9927006

 



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Ostéoporose : 4 clés manquantes

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