L’anxiété chronique est devenue l’un des maux majeurs de notre époque dans nos sociétés occidentales. Ce trouble est moins palpable que le mal de dos dans la mesure où les personnes qui en souffrent sont moins enclines à le déclarer.
En effet, dans un monde où priment l’efficacité et la performance, l’anxiété chronique est mal admise car considérée comme une faiblesse. D’autant plus qu’il est fréquent d’entendre dire que ses causes se trouvent “dans la tête” ou bien qu’elle est la résultante d’une mauvaise gestion des émotions.
Fort heureusement, on admet également qu’elle soit parfois la conséquence de carences minérales ou vitaminiques massives. Mais seraient-ce les seules raisons ? Ne pourrait-on pas, une fois de plus, pointer du doigt la cause principale de la majorité des maladies chroniques selon de nombreux hygiénistes ?

 

Anxiété chronique : une autre cause possible ?

 

Qu’est-ce que l’anxiété et quand parle-t-on de chronicité ?

L’anxiété est un phénomène naturel. Elle est un mécanisme biologique et physiologique qui consiste à nous permettre de nous protéger de contextes dangereux (fortes contraintes, agressions de nature diverse). Ainsi, connaître l’anxiété est considérée comme normal. Cependant, lorsqu’elle se manifeste en excès et de manière durable, l’anxiété devient un trouble.
On considère que les troubles anxieux constituent un ensemble de problèmes d’ordre psychologique, rencontrés plus fréquemment chez la femme que chez l’homme et dont les symptômes sont, entre autres, une anxiété excessive, une peur panique qui se manifeste sans raison valable, de l’inquiétude, des comportements d’évitement et de repli, ou encore des attitudes compulsives. On peut regrouper les troubles anxieux de la sorte :

-Crises de panique.
-Troubles obsessionnels compulsifs (TOC).
-Phobie sociale, phobies diverses et variées.
-Troubles d’anxiété généralisée.
-Névroses.

Qui se manifestent via les symptômes suivants :

-Tremblements.
-Tétanie ou raideurs musculaires.
-Sueurs abondantes.
-Douleurs thoraciques et sensation d’étouffement.
-Étourdissements.

Ces symptômes et manifestations sont considérés comme normaux lorsque survient l’anxiété. Cependant, lorsque celle-ci est forte et durable (voire permanente) et qu’elle constitue un handicap sérieux empêchant la personne en souffrant de mener une existence empreinte de normalité, nous devons parler d’un phénomène d’anxiété chronique. En résumé, la chronicité est l’installation du trouble dans la durée (chronos signifiant temps en grec).

 

Les solutions de base d’un point de vue physiologique et psychologique

Lorsque l’on se rend chez son médecin pour des troubles d’anxiété chronique, celui-ci, en toute logique se doit de commencer par apporter une réponse basique. À savoir : combler d’éventuelles carences. On sait désormais que l’anxiété chronique admet des causes physiologiques comme, en premier lieu, une carence en magnésium, puis en vitamine D (de plus en plus reconnue et à juste titre), en vitamines du groupe B voire en vitamine C. Votre médecin vous proposera donc de vous supplémenter en ces éléments et devrait vous suggérer un régime alimentaire et de nouvelles habitudes d’hygiène de vie appropriés. Il vous prescrira sans doute également un complexe à base de plantes. Ces mesures de base devraient vous permettre de constater une amélioration certaine et dans le meilleur des cas une disparition complète des symptômes.
Cependant, les troubles persistent ! Vous retournez voir votre médecin pour lui en faire part et celui-ci décide de passer à la vitesse supérieure : il vous propose des anxiolytiques de la famille des benzodiazépines (extrêmement efficaces, certes mais qui constituent une fort mauvaise solution comme nous le verrons plus loin) voire un inducteur de sommeil (autrement dit un somnifère) afin de favoriser celui-ci car perturbé par les troubles anxieux.
Bien entendu, il est question d’une solution temporaire (une béquille) qu’il ne faut pas envisager sur le long terme, vous précise-t-il. Éventuellement, il “osera” aborder d’éventuelles causes sur le plan psychologique (c’est délicat, j’en conviens) et vous proposera de vous rendre chez un de ses confrères psychiatre qui lui est un spécialiste et devrait être à même de pouvoir répondre de manière complète et adaptée à votre problème. Il pourra également vous proposer une thérapie comme par exemple une thérapie comportementale et cognitive (TCC).

 

“Tout dans la tête” : en est-on bien certain ?

Cette démarche thérapeutique apporte des résultats, vous avez entamé un travail sur vous même mais l’anxiété persiste. Vous vous apercevez que cette anxiété continue se manifeste même dans des situations où vous n’avez aucune raison de craindre ou de redouter quoi que ce soit.
Vous êtes dans un environnement pourtant calme et agréable mais vous ressentez un inconfort certain. Vous êtes pourtant avec des gens que vous appréciez (et inversement) mais l’angoisse est là et manifeste.
On pourrait, à partir de là, en conclure que les véritables causes de votre anxiété ont une origine lointaine et profonde. Qu’elles sont liées à votre passé et votre expérience de vie, que c’est véritablement “dans votre tête” que cela se passe

 

L’autre cause de l’anxiété chronique

Il fut quelques médecins (dont le Dr Jean Seignalet) et hygiénistes (dont Arnold Ehret) qui avancèrent, au siècle dernier, que les maladies chroniques, qu’elles soient physiques ou mentales, sont la résultante d’une congestion, d’un engorgement ou d’une accumulation de déchets et toxines. Ces derniers perturberaient, de par leur nocivité, le bon fonctionnement physique et psychique.
Ces substances toxiques étant néfastes pour l’organisme, celui-ci chercherait, par tous les moyens, à les expulser afin de rétablir un fonctionnement normal.
De nos jours, c’est le Dr Natascha Campbell Mc Bride qui part de ce postulat et est spécialiste dans le domaine (elle est connue et reconnue par son régime alimentaire dit GAPS qui vise à traiter par l’alimentation des maladies psychiatriques : carrément !).

Sachez que j’adhère dur comme fer à cette théorie et voici pourquoi :

Dans le but d’évacuer ces déchets et toxines, l’organisme va fortement solliciter et mobiliser, entre autres, le système nerveux afin de stimuler un mouvement de ces composés néfastes en vue de leur expulsion via les émonctoires (reins, peau, poumons, côlon).

L’anxiété chronique ne serait rien d’autre qu’une tentative désespérée de l’organisme d’évacuer ces composés toxiques.

C’est la sur-stimulation inconsciente et involontaire du système nerveux qui engendre ces symptômes si handicapants (tremblements, nervosité, agitation).

L’anxiété chronique serait bel et bien la manifestation d’une crise de désintoxication.

Nous avons vu un peu plus haut que pour calmer les symptômes, on peut recourir aux anxiolytiques de type benzodiazépines (xanax, lexomil, etc). Outre le fait que ces médicaments provoquent une tolérance rapide et une dépendance sévère dont il est un véritable enfer de se défaire, leur action sur le GABA (qui est un neurotransmetteur ayant pour rôle de freiner le système nerveux) entrave ce phénomène de crise de désintoxication. Il en résulte donc un arrêt de celle-ci et une injonction à l’organisme de stopper ce phénomène fort handicapant mais pourtant salutaire.
En outre, les déchets et toxines continuent de s’accumuler au sein d’un organisme pourtant en situation de trop-plein. Les symptômes sont calmés mais le phénomène s’aggrave et d’autres crises de détoxication cette fois-ci bien plus fortes finiront tôt ou tard par se manifester.

 

Comment corriger le problème ?

J’ai, pendant de nombreuses années, été concerné par une anxiété que je qualifierais de moyenne à forte. Je la ressentais quasi en permanence, y compris au cours de situations pourtant agréables dans un environnement qui l’était tout autant. Je ne comprenais vraiment pas ce phénomène.
J’ai eu droit à la panoplie chimique pendant un temps dont il m’a été très difficile de me débarrasser. Je reconnais l’efficacité de cette thérapeutique mais seulement dans le cadre d’une utilisation ponctuelle ou d’urgence. Envisager une telle thérapeutique au long cours relève d’une inconséquence manifeste ! (Je ne m’étendrai pas à ce sujet).
Et puis, bien avant d’entamer mon cursus d’étudiant en naturopathie, je me suis intéressé de près au phénomène de la toxémie (accumulation de déchets et toxines dans l’organisme). À l’époque, je n’avais envisagé aucun lien entre anxiété et toxémie.
Convaincu que ce phénomène était avéré et qu’il impactait ma santé générale, j’ai mis en place un protocole de détoxication et de chélation des métaux lourds. J’ai fait appel à diverses solutions mais je peux vous préciser qu’au sujet de l’anxiété, une aide me fut précieuse : le MSM (une forme de soufre organique) !
J’ai donc débuté ce protocole de nettoyage et de détoxication et au bout de quelques semaines, j’ai réalisé que mon anxiété était bien moindre. J’ai considéré que ces résultats encourageants étaient la conséquence de la prise de Bacopa Monnieri, une plante issue de l’Ayurveda (médecine traditionnelle indienne) ayant des propriétés, entre autres, calmantes du système nerveux. J’ai continué encore durant plusieurs semaines la détoxication et me suis retrouvé à court de Bacopa que j’ai finalement arrêté de prendre. J’ai fini par constater que mes troubles anxieux ne cessaient de s’améliorer et aujourd’hui, bien que n’ayant jamais mis en place aucune psychothérapie quelconque, ils font partie du passé.

Après m’être perdu pendant un certain temps dans des solutions destinées à résoudre mes troubles anxieux mais au final insuffisamment appropriées, je réalisais que ceux-ci étaient très probablement la résultante d’une toxémie.

Même si vous ne souffrez pas d’anxiété chronique, vous devez réaliser que, compte tenu de l’environnement dans lequel nous vivons, de l’eau et de la nourriture délétère que nous consommons, nous sommes pour la plupart concernés par la toxémie.
Quand bien même, le métabolisme de l’organisme est naturellement générateur de déchets (Nos cellules sont des micro-organismes autonomes qui consomment des nutriments, les métabolisent et produisent des déchets).

 

Références

1. Excerpts from The Miracle of Fasting – http://bragg.com/books/mof_excerpt.html
2. Optimal Detox: How to Cleanse Your Body of Colloidal and Crystalline Toxins Par Christopher Vasey, N.D
3. Transl Med UniSa. 2012 Sep-Dec; 4: 101–103. PMCID: PMC3728797. ‘Comment J’ai Vaincu La Douleur Et L’Inflammation Chronique Par L’alimentation’ by J Lagancé Reviewed by Carolina Ciacci.
4. http://www.seignalet.fr/component/content/category/2-non-categorise.html – Association Jean Seignalet
5. Gut and Psychology Syndrome: Natural Treatment for Autism, Dyspraxia, A.D.D., Dyslexia, A.D.H.D., Depression, Schizophrenia –  Revised & enlarged Edition by Natasha Campbell-McBride



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Catégories : Hygiène de vie

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