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Régime : mangez du gras pour en brûler…

Publié le 25 septembre 2017 par PleineSantéNaturelle

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Je suis d’humeur taquine aujourd’hui et j’avais envie d’un 1er avril en avance !  🙂 Et pourtant, il ne s’agit pas d’une blague…
Les recherches récentes montrent que certaines graisses alimentaires induisent une augmentation du métabolisme permettant ainsi à l’organisme de brûler les graisses accumulées. Ca faisait un moment que je voulais écrire un article à ce sujet tant il pourrait être utile aux personnes en surpoids abonnées à l’effet yoyo.

Au cours de mes recherches autour de ce concept, j’ai vraiment été séduit par la simplicité et l’évidence de celui-ci. Bref, découvrez en détail ce principe révolutionnaire…

 

Régime : mangez du gras pour en brûler

 

Trop de gras est mauvais pour la santé nous dit-on

Les graisses alimentaires ont été diabolisées pendant des décennies. On n’a cessé de nous préciser que le meilleur moyen de contrôler les apports caloriques et la prise de masse graisseuse était de réduire drastiquement les graisses de notre régime alimentaire.
À partir du moment où les graisses contiennent plus de calories par gramme que les protéines ou les glucides, cette assertion fait sens et en vue de perdre du gras vous devez moins consommer de graisses alimentaires, vrai ? Faux !

Fort heureusement, le point de vue général est en train d’évoluer à tel point que désormais certaines graisses sont littéralement encensées (et à raison), je pense notamment à l’huile de coco vierge, l’huile de palme vierge ou encore l’avocat.

En définitive, le dogme du « peu de gras voire pas du tout » est en train de s’effondrer et les pendules se remettent doucement mais sûrement à l’heure…

 

Manger du gras favorise la propension de votre organisme à en brûler

D’un point de vue biochimique, les régimes alimentaires pauvres en graisses sont dénués de sens. En effet, ils ne conditionnent pas votre organisme à être efficace pour brûler du gras car les graisses alimentaires stimulent, entre autres, l’activité enzymatique de votre organisme.

Il faut savoir que les régimes alimentaires pauvres en graisses induisent un impact négatif sur les adipokines (des substances produites par le tissu adipeux, notamment celui présent au niveau des organes digestifs), ce qui a pour conséquence une moindre propension de l’organisme à brûler du gras.
Les adipokines sont des hormones spécifiquement sécrétées par les cellules graisseuses et une hormone spécifique, l’adiponectine est un véritable brûleur de gras qui participe à l’amélioration de votre métabolisme et par conséquent augmente la capacité de votre organisme à brûler des graisses. Les régimes alimentaires pauvres en graisses entraînent ainsi de bas niveaux d’adiponectine.

 

Posséder un métabolisme flexible en vue de brûler du gras est une des clés pour une santé optimale

Quand votre métabolisme permet une combustion suffisante des graisses, votre foie produit des graisses hydrosolubles nommées cétones qui sont plus efficacement exploitées par votre organisme que les glucides, ce qui engendre en outre une moindre production de radicaux libres qui endommagent vos cellules, leurs membranes, leurs protéines et leur ADN.

Voilà pourquoi, entre autres, une bonne propension de votre organisme à brûler les graisses est essentielle pour une santé optimale. En outre, les cétones sont les mêmes substances que celles produites par un organisme au cours d’un jeûne et au cours duquel on constate une amélioration du métabolisme du glucose et une réduction de l’inflammation.

L’extension de la longévité à travers la restriction calorique a été étudiée par le biais de levures. Il est désormais admis que l’accroissement de la longévité par la restriction calorique peut tout à fait être transposé au changement métabolique induit par la cétose (production de cétones par le foie).

Certains esters de cétones alimentaires améliorent l’efficacité de l’insuline induisant ainsi une stabilisation de la glycémie. En outre, le métabolisme des corps cétonaux induit une plus grande efficacité d’un système antioxydant nommé NADP.

 

Les bonnes graisses améliorent le métabolisme du glucose et réduisent inflammation

L’importance de graisses alimentaires de qualité a été également mise en évidence à travers une étude récente qui montre que des graisses d’origine animale riches en oméga 3 réduisent la réponse auto-immune associée au diabète de type 1 (malades insulino-dépendants), un trouble auto-immune au cours duquel l’organisme attaque et détruit les cellules impliquées dans la synthèse de l’insuline.

Les oméga 3 sont désormais plébiscités pour aider à régénérer ces cellules déficientes chez les diabétiques de type 1. Ces acides gras hautement bénéfiques pour la santé améliorent significativement le métabolisme du glucose et réduisent les marqueurs de l’inflammation.

 

Manger du gras tend à réduire l’appétit

Les bénéfices hormonaux et métaboliques d’une consommation suffisante de gras sont conséquents et un des plus intéressants est la tendance des graisses alimentaires à réduire l’appétit.

Rien n’est plus désagréable que d’adopter un régime alimentaire pauvre en calories qui n’a pas pour vocation à calmer la faim, bien au contraire. Il s’agit là d’un problème courant de ce type de régime qui bannit automatiquement les aliments à haut taux de graisse tels que les noix, les poissons gras, l’avocat, le fromage (à noter que je n’ai pas franchement tendance à encourager la consommation de produits laitiers bien que je considère acceptable les produits à base de lait cru de chèvre voire de brebis).

Les graisses alimentaires induisent une sensation de satiété. Quand vous consommez celles-ci et qu’elles atteignent l’intestin grêle, il se met en place une cascade de signaux qui induisent la synthèse d’hormones telles que la CCK et PYY. Ces deux hormones jouent un rôle majeur dans la régulation de l’appétit et de la satiété en vous donnant le sentiment d’être bien lesté(e) et satisfait(e).

 

Quels sont les bonnes graisses alimentaires que je peux consommer ?

Et si on commençait par les graisses alimentaires que vous devriez songer à bannir définitivement de votre alimentation ?
La première étape consiste à éliminer les produits transformés qui contiennent bien souvent les fameux acides gras trans dont on connaît désormais les effets néfastes pour la santé. À ce propos, s’il fut un temps où les huiles de coco et de palme ont été tant décriées, c’est parce qu’on les trouvait essentiellement sous une forme hydrogénée (donc transformée).
Outre les acides gras trans, songez à bannir les huiles végétales riches en oméga 6 et je pense en premier lieu à l’huile de tournesol. Je rappelle que les huiles riches en oméga 6 entrainent de l’inflammation.

Puisqu’on parle précédemment de l’huile de coco, c’est elle qui, selon moi, représente la reine des bonnes graisses. Pour en savoir plus au sujet de l’huile de coco, je vous invite à consulter un article que je lui ai dédié.
Dans une moindre mesure, je recommande également l’huile de palme vierge non raffinée. Compte tenu des ravages engendrés par la production irraisonnée d’huile de palme à travers le monde, essayez de vous tourner vers une huile produite dans des conditions respectueuses de l’environnement (des labels et autres certifications existent).

Vient ensuite l’huile d’olive vierge de première pression à froid. Faites en sorte de choisir une huile d’olive certifiée car il est apparemment question parfois de fraude dans le sens où d’autres huiles sont mélangées à l’huile d’olive. Évitez d’utiliser l’huile d’olive pour la cuisson et préférez sa consommation en tant qu’assaisonnement.

Les graisses alimentaires animales riches en oméga 3 sont pertinentes. On les trouve dans le saumon sauvage, les sardines, le maquereau, les anchois et l’huile de krill.
Puisqu’on parle des graisses alimentaires animales, le beurre confectionné à partir de lait produit par une vache nourrie à l’herbe « grasse » constitue un choix pertinent.

Et à propos des aliments contenant des graisses végétales de qualité, vous pouvez aisément vous tourner vers les noix crues (noix de Grenoble, noisettes, amandes, noix de macadamia), les graines de sésame, de courge et de chanvre, les avocats, le beurre de cacao cru et le jaune d’un œuf produit dans des conditions décentes.

 

Une petite mise en garde quand même

Oui, c’est bel et bien vrai, les graisses alimentaires sont bonnes pour vous. Ceci étant écrit, celles-ci ne sont pas non plus des aliments à basses calories. L’erreur communément rencontrée aujourd’hui chez certaines personnes ayant conscience du bien-fondé d’un apport suffisant de graisses dans leur régime alimentaire consiste à en consommer à tout-va, oubliant ainsi une modération essentielle.
Si augmenter son apport en graisses apparaît désormais pertinent, il convient de les ajouter avec prudence car les calories se cumulent.

Même si vous n’êtes pas du genre à compter vos calories et les macros nutriments que vous ingérez, il me semble préférable de faire preuve de mesure. Je vous recommande justement de mesurer les graisses et les huiles avant de les incorporer à vos plats. Élaborer une salade avec de l’huile d’olive peut rapidement faire passer de deux cuillères à café à deux cuillères à soupe.

Les graisses sont délicieuses les rendant ainsi rapidement consommées en excès. Aussi, si vous envisagez d’inclure plus de graisses alimentaires dans votre régime, essayez de faire en sorte que vos efforts soient mesurés…

 

Références

1. Coconut oil and palm oil’s role in nutrition, health and national development: A review – Laurene Boateng, Richard Ansong, William B Owusu, and Matilda Steiner-Asiedu – https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5044790/
2. Adipokines as novel biomarkers and regulators of the metabolic syndrome – Yingfeng Deng1 and Philipp E. Scherer – https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3075414/
3. Fat Cell Hormone Adiponectin Causes Weight Loss Without Affecting Appetite – https://www.pennmedicine.org/news/news-releases/2004/april/fat-cell-hormone-adiponectin
4. Ketone bodies mimic the life span extending properties of caloric restriction. – Veech RL, Bradshaw PC, Clarke K, Curtis W, Pawlosky R, King MT – https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28371201
5. Omega-3s may help to treat type 1 diabetes – https://www.medicalnewstoday.com/articles/316756.php
6. Gastrointestinal hormones regulating appetite – Owais Chaudhri, Caroline Small, and Steve Bloom – https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1642697/

 

 


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AVERTISSEMENT

L’objectif de cet article/blog n’est pas de traiter, de diagnostiquer, ni de prescrire. Les informations contenues ne doivent en aucun cas remplacer l’avis d’un médecin. Ce matériel à visée informative a pour objectif d’aider à entretenir sa santé. L’auteur et l’éditeur déclinent toute responsabilité concernant l’interprétation de ce texte.

Compte tenu de l'évolution permanente des sciences médicales et nutritionnelles, le contenu (tout ou partie) de cet article n'est peut-être plus à jour au moment où vous le lisez. Veuillez noter que je me remets régulièrement en question, ce qui me permet d'apporter des mises à jour ou corrections si besoin.

 

 

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A propos de l’auteur

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Naturopathe à Grenoble et en ligne (par Skype), je suis éditeur, auteur et fondateur du site Pleinesantenaturelle.com.
Mon souhait, à travers ce site, est de pouvoir fournir à chacun les rudiments de base pour être en pleine santé.
Je me passionne pour la santé au naturel depuis maintenant 10 ans et plus le temps passe, plus je m'aperçois que cette aventure est vaste et c'est pour moi un formidable moteur !

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