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La candidose (prolifération du Candida Albicans) est un trouble récurrent dans nos sociétés occidentales à tel point que l’on considère qu’ un tiers des populations occidentales serait concerné.
Il existe divers moyens de réussir à contenir la prolifération du Candida Albicans (il n’est pas possible de s’en débarrasser définitivement puisqu’il est naturellement présent dans l’organisme, mais on peut réguler sa présence et atténuer les symptômes qu’il engendre) avec l’utilisation de fongicides (le Candida est une levure qui mute en champignon avant de proliférer), le réensemencement de la flore intestinale avec des bactéries bénéfiques qui vont contenir sa présence et la mise en place d’un régime alimentaire spécifique dit « régime anti Candida ».
Vous avez déjà probablement croisé au cours de vos séances de surf des articles à ce sujet mais si vous poussez les recherches, vous vous apercevrez que le régime anti candida ne fonctionne que de manière temporaire et ne permet pas la guérison.
Pourquoi donc ?

 

Pourquoi le régime anti candida ne fonctionne pas suffisamment

 

Pourquoi le Candida Albicans prolifère-t-il ?

Le Candida Albicans est une levure capable de muter en champignon afin de pouvoir proliférer. Il est une sorte de pathogène opportuniste qui peut se multiplier notamment suite à un traitement antibiotique conséquent et de longue durée.
Les antibiotiques agissent comme un rouleau compresseur et détruisent sans distinction les mauvaises comme les bonnes bactéries de la flore intestinale tout en épargnant les levures et les champignons dont Candida Albicans.
Or, certaines bonnes bactéries (notamment les Lactobacillus) ont la capacité de contenir l’évolution du Candida. Ainsi, les antibiotiques (qui n’ont donc aucun effet sur le Candida) détruisent également ces bonnes bactéries et le Candida a ainsi une porte ouverte pour proliférer sans encombre.
La prolifération du Candida Albicans peut également être due à un système immunitaire affaibli (taux d’immunoglobuline A trop bas), celui-ci ayant aussi pour rôle, entre autres, de réguler les populations de levures et champignons néfastes pour l’organisme, mais sa présence peut également être due à l’accumulation dans le côlon de déchets putréfiés issus de la digestion.
Ce dernier aspect est généralement associé à une digestion paresseuse, une hyper-perméabilité intestinale que le Candida entretient ou à des aliments qui n’ont pas été suffisamment mâchés.
Il convient de rappeler qu’on n’attrape pas le Candida. En effet, il est présent dès la naissance et ce sont certaines conditions qui vont lui permettre de proliférer. Le Candida n’est pas nécessairement néfaste car il a malgré tout un rôle à jouer : il joue le rôle d’un nettoyeur, je dirais même d’un éboueur de par sa capacité à éliminer notamment des résidus toxiques issus de la putréfaction dans le côlon (essentiellement les viandes). Nous allons revenir sur cet aspect des substances toxiques qui admettent un lien essentiel avec le fait que le régime anti candida ne fonctionne pas.

 

Principes du régime anti candida

Il va s’agir d’éviter voire de bannir les aliments qui nourrissent le Candida : l’objectif est de l’affamer dans le but de le voir réduit à un niveau de présence non-problématique.
Il est donc conseillé de bannir les sucres sous quelque forme qu’ils soient (sucre, miel, fruits) car le Candida en raffole. Dans une moindre mesure, on conseille également d’éviter les céréales, les fromages, les fruits secs, ces derniers étant un concentré de sucres et contenant beaucoup de moisissures à leur surface, toutes les boissons fermentées (en particulier l’alcool), les champignons, tous les produits maltés et les produits contenant des levures.
Si on suit ce régime à la lettre, les symptômes s’atténuent voire disparaissent petit à petit mais finissent toujours par revenir. Ce régime ne fonctionne pas sur le long terme.

Les personnes suivant un régime anti candida voient leurs symptômes s’améliorer mais ne guérissent pas :

-Elles ressentent un mieux-être car elles ont éliminé de leur alimentation un aliment particulièrement délétère qu’est le sucre. Ce qui est pertinent, ceci-dit…
-Elles poursuivent le régime durant un certain temps, parfois pendant plusieurs mois et sont satisfaites de constater que leurs symptômes liés à la prolifération du Candida diminuent de manière conséquente voire disparaissent carrément. Elles en arrivent donc à la conclusion qu’elles sont venues à bout de l’excès du Candida.
-Cependant, arrivées au stade évoqué ci-dessus et convaincues d’être guéries, elles tentent de réintroduire les aliments qu’elles ont évités voire bannis et constatent un retour en force des symptômes.
-À partir de là, elles s’aperçoivent qu’elles ne pourront pas continuer indéfiniment le régime anti candida compte-tenu de ses nombreuses restrictions.
-Découragées, elles décident d’abandonner le régime anti candida.

 

Le régime anti candida ne s’attaque pas à la racine

Nous avons donc vu quelles sont les raisons majeures de la prolifération du Candida Albicans et il n’est pas seulement question d’une consommation de sucre dont il raffole.
Le régime anti candida, qui autorise la consommation de céréales sans gluten, ne permet pas la correction du phénomène d’hyper-perméabilité intestinale.
En réalité, il conviendrait de bannir toutes les céréales afin de favoriser la régénération et la guérison de l’intestin hyper-perméable. Mais pourquoi ?

La nourriture digérée de manière incomplète produit des particules qui peuvent causer de l’irritation au niveau de l’intestin grêle. Ces particules endommagent les villosités et les micros villosités qui contiennent des cellules produisant une enzyme nommée disaccharidase ayant pour propriété de contribuer à la bonne digestions des disaccharides (une forme de sucre parmi d’autres).
Quand les micro-villosités sont endommagées , la production de disaccharidase ralentit ou s’arrête. Ceci conduit à une mauvaise digestion des disaccharides et à une prolifération bactérienne mais également du Candida.
À cause de la perméabilité de l’intestin grêle, ces particules néfastes issues d’une mauvaise digestion ont la possibilité de traverser les parois de l’intestin et de se retrouver dans le flux sanguin causant des allergies et diverses sensibilités. Et le problème s’aggrave avec le temps…
Éliminer les disaccharides que l’on trouve dans les céréales, les pommes de terre et le sucre et apporter des probiotiques permet, à terme (comptez au moins six mois pour les probiotiques), aux micros villosités de se régénérer favorisant ainsi une meilleure santé de l’intestin grêle.

 

Le « sans sucre » peut favoriser une prolifération systémique exponentielle du candida

Il faut savoir qu’en éliminant les sucres naturels comme celui des fruits et du miel, quand on souffre de prolifération du Candida, on peut tout à fait exacerber sa prolifération et la rendre systémique et constante.

En effet, le Candida affamé, qui a besoin de sucre, va tenter de traverser les parois de l’intestin à la recherche de celui-ci. S’il ne trouve pas de sucre, il va envahir les filaments qui se trouvent sur la paroi de l’intestin et investir le flux sanguin.
S’il n’est pas rapidement détruit par les globules blancs, sa présence devient systémique.
La logique de cette élimination des sucres consiste à croire qu’il faut mettre le corps en cétose (provoquer un état où l’organisme puise de l’énergie depuis des corps cétoniques issus de la dégradation des lipides) mais le problème est que le Candida Albicans sait exploiter les corps cétoniques pour s’en nourrir mais ça va au delà. Non seulement il sait exploiter le cétone nommé Beta-Hydroxybutyrate pour se nourrir mais également le cétone Acéo-Acétate qu’il utilise pour se prémunir des attaques du système immunitaire.
Ensuite, la cétose prolongée peut constituer un facteur aggravant de la prolifération du Candida Albicans car celui-ci s’adapte et finit par produire un métabolite cétonique qui a pour conséquence de perturber les neutrophiles du système immunitaire.
Les régimes de type low-carb ou de type cétonique peuvent donc être contre-productifs à terme et il convient simplement de faire preuve de bon sens en éliminant le sucre mais pas nécessairement celui des fruits, des végétaux ou du miel.
Enfin, la science a démontré que les différents stress subis par le Candida (tels que l’arrêt de l’apport en sucre) le renforcent au lieu de l’affaiblir. Il semblerait d’ailleurs que plus les niveaux de stress sont élevés mieux le Candida s’y adapte. Il est en effet capable de mettre en place des adaptations génétiques spécifiques à chaque type de stress. D’où l’intérêt de procéder à une rotation dans l’utilisation d’antifongiques car le Candida est capable de s’y adapter (à l’instar des bactéries qui développent une antibiorésistance au contact des antibiotiques).

 

Le régime anti candida perturbe le métabolisme et la fonction hormonale

Un régime sans sucre va provoquer l’élévation du niveau des hormones de stress qui sollicitent fortement les glandes surrénales et réduisent le niveau des hormones thyroïdiennes.
Durant les premiers mois d’un régime sans sucre et pauvre en glucides, il va se produire une perte de poids et un regain d’énergie dû à l’intensification de la sécrétion des hormones de stress.
Mais après la « période lune de miel », le niveau excessivement élevé des hormones de stress va perturber la thyroïde. La fonction thyroïdienne étant affaiblie, le métabolisme s’en trouve ralenti et il survient une prise de poids et de la fatigue qui peut rapidement devenir chronique.

 

Une cause majeure mais souvent insoupçonnée de la prolifération du candida

En dehors du sucre qu’il adore, nous avons vu que le Candida est également un amateur de déchets issus d’une digestion incomplète ainsi que de substances toxiques. Il est quelque part un nettoyeur ou un éboueur (il n’est pas là par hasard et l’organisme tend à le favoriser en fonction de certaines circonstances).
Au sujet des substances toxiques, il en est une qui favorise la prolifération du Candida et qui est bien malheureusement insuffisamment prise en compte :

 

Le mercure et plus généralement les métaux lourds !

 

Oui, le mercure, ce métal lourd que l’on retrouve dans les amalgames dentaires (les plombages), dans les ampoules basse-consommation ou en tant qu’adjuvant dans les vaccins est une cause majeure de la présence excessive du Candida Albicans.
Comme je le précisais précédemment, on n’attrape pas un Candida et ce sont certaines conditions qui vont favoriser sa prolifération. Le mercure étant une substance hautement toxique pour l’organisme, le Candida le retient afin de l’empêcher (ainsi que d’autre métaux lourds) de se retrouver dans le flux sanguin.
Cependant, « l’allié » Candida (car on peut aussi le voir comme cela) ne peut permettre l’excrétion totale du mercure présent dans l’organisme.

Nota : il convient de mentionner que le mercure fait partie de ces substances toxiques qui inhibent la fameuse disaccharidase contribuant ainsi au phénomène d’hyperperméabilité intestinale.

Avant de songer à traiter votre problème de Candida, vous devriez impérativement commencer par faire extraire tous les amalgames au mercure que vous avez en bouche.

Il ne sert à rien d’envisager un régime anti candida et d’utiliser des antifongiques si vous n’avez pas fait effectuer ces retraits.
Aussi, prenez rendez-vous avec votre dentiste et exposez-lui le problème. Demandez-lui s’il procède au retrait des amalgames dentaires dans les règles de l’art, c’est-à-dire en utilisant des gouttières d’écoulement ainsi que des protections afin d’éviter l’inhalation de mercure qui risque d’être dispersé par le mouvement de la fraise dentaire.
J’insiste sur le respect de ces règles car l’extraction d’un amalgame dentaire de type plombage, si elle n’est pas faite correctement, entraîne un relargage conséquent de mercure qui risque fort d’être ré-assimilé et d’amplifier le phénomène d’intoxication au mercure (donc les symptômes générés par le Candida Albicans).
Mal effectuée, l’extraction d’un amalgame peut entraîner plus de dommages que résoudre le problème initial.
Les amalgames dentaires sont la cause principale de la présence de mercure dans l’organisme mais nous pouvons également pointer du doigt le poisson, les océans étant bien malheureusement contaminés de manière massive. Mais d’une manière générale, notre environnement est contaminé (par exemple, les ampoules basse consommation relarguent, doucement mais sûrement, du mercure dans l’air ambiant). Ce qui signifie que le mercure a tendance à s’accumuler dans les tissus.
Il conviendra donc, suite à l’extraction des amalgames, de privilégier une chélation (autrement dit un protocole de capture du mercure visant son excrétion). Là encore, la chélation devra s’effectuer dans les règles de l’art sans quoi elle risque de faire bien plus de mal que de bien.

J’insiste sur le fait qu’il faille impérativement vous débarrasser au préalable de vos amalgames. Sans quoi toute intervention visant à réguler la prolifération du Candida Albicans ne servira à, pour ainsi dire, rien.
Comme pour bien d’autres troubles de la santé, il convient essentiellement de corriger le terrain afin de pouvoir envisager la guérison définitive.

Note finale

Loin de moi l’idée de dénigrer le régime anti-candida. Je le trouve pertinent car il permet d’assainir un environnement interne toxique qui favorise la prolifération du Candida mais dans le cas d’une toxicité élevée (présence de métaux lourds), je considère celui-ci insuffisant

 

Références

1. Gut and Psychology Syndrome: Natural Treatment for Autism, Dyspraxia, A.D.D., Dyslexia, A.D.H.D., Depression, Schizophrenia Revised & enlarged Edition by Natasha Campbell-McBride.
2. Biofilms: Overlooked Step in Treating Candida by Carla Hernandez, Nutritional Therapy Practitioner.
3. Alternative practitioners believe the right diet can help treat candida overgrowth, but mainstream medicine is still skeptical. By Chris Iliades, MD | Medically reviewed by Pat F. Bass III, MD, MPH.
4. Tissue invasiveness and non-acidic pH in human candidiasis correlate with “in vivo” expression by Candida albicans of the carbohydrate epitope recognised by new monoclonal antibody 1H4. J Clin Pathol. Jun 2004; 57(6): 598–603.
5. Neutrophil phagocytosis and killing in insulin-dependant diabetes – Wilson RMR & Reeves WG.
6. Production of pyruvate by Candida Albicans – Fawzia A. Saeed
7. Forche A, et al. 2011. Stress alters rates and types of loss of heterozygosity in Candida albicans. mBio 2(4):e00129-11. doi:10.1128/mBio.00129-11.

 

 

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