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Au cours de la première partie de cette série d’articles consacrée à la fatigue chronique conséquente d’un épuisement des glandes surrénales, nous avons précisé quelles étaient les modifications du mode et de l’hygiène de vie à mettre en place afin de récupérer votre vitalité. Aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur l’alimentation et les bonnes pratiques à mettre en oeuvre à ce sujet. À savoir, les divers aliments qu’il conviendrait d’éviter ainsi que ceux, au contraire, à privilégier. Idéalement, ce « presque » régime alimentaire que je vais vous proposer devrait être maintenu au long cours, dans la mesure où il est bénéfique pour l’organisme d’une manière générale.

 

Fatigue chronique glandes surrénales épuisées 2 sur 3

 

Les aliments à éviter

il s’agit là essentiellement d’aliments stimulants pour les glandes surrénales et qui ont pour conséquence d’aggraver leur état. Parmi ces aliments, nous pouvons distinguer en priorité :

Le café

Il fait partie de mes petits plaisirs au quotidien. Son odeur, le matin, éveille mes sens et annonce le début de la journée. Cependant, je limite sa consommation à une tasse équivalent expresso. En effet, le café, malgré son effet coup de fouet visant à lutter contre la fatigue, est un des pires aliments qui soient en cas d’épuisement des glandes surrénales. Consommer trop de café revient à donner des coups de cravache à un cheval sur les rotules et vous imaginez bien qu’il n’ira pas bien loin, dans la durée.
Dans le même registre, le guarana, très à la mode depuis une décennie, provoque les mêmes effets néfastes. Ce n’est pas parce qu’il permet la libération prolongée et progressive de la caféine dans le sang qu’il est plus approprié. Le résultat est le même et il en résulte au final une aggravation de l’état d’épuisement.
Si vous tenez vraiment à votre petite boisson chaude revigorante, préférez le thé vert que vous pouvez introduire progressivement à la place du café. Mais le mieux reste encore de réussir à vous en passer.

L’alcool

Il provoque divers effets dont un petit coup de fouet lorsqu’il est consommé avec raison. En effet, il procure dans un premier temps une période d’excitation et engendre une augmentation du rythme cardiaque et respiratoire, de la vitalité générale et de l’ensemble des métabolismes.
Cependant, il modifie l’équilibre des glandes en général et de la thyroïde en particulier qu’il a tendance à anesthésier. Or, les glandes thyroïde et surrénales sont étroitement liées en agissant de concert et les surrénales ont pour rôle de prendre le relais de la thyroïde dans pareil cas. Donc, allez-y doucement sur l’alcool et consommez le de manière occasionnelle.

Le sucre

Là encore, il procure un effet coup de fouet. Cependant, il aggrave le contexte car comme nous l’avons précisé dans le précédent article, les glandes surrénales interviennent dans la régulation de la glycémie sanguine et le sucre provoque une sécrétion prolongée de cortisol (l’hormone du stress par excellence).
Je précise que quand je parle de sucre, il s’agit du sucre en poudre ou en morceaux, qu’il soit de canne ou de betterave. Les sucres naturels présents dans les fruits et le miel ne sont pas concernés. J’irai presque jusqu’à vous recommander de bannir complètement et définitivement le sucre tant ses méfaits sur l’organisme sont conséquents et engendrent de nombreux troubles de santé.
Si toutefois, vous teniez absolument à consommer du sucre, veuillez préférer sa version complète que vous pourrez trouver en boutique bio. Si vous ressentez une envie subite de sucre, dirigez-vous vers un fruit que vous aurez toujours à portée de main.

Le tabac

Sa nicotine élève les niveaux de cortisol dans le sang. De plus, la nicotine abaisse les niveaux de chrome dans le sang. Or, celui-ci intervient dans la synthèse de l’adrénaline et de la noradrénaline qui se produit justement dans les glandes surrénales. En dehors de tous les méfaits qu’il provoque, le tabac est clairement à éviter dans le cadre de la fatigue surrénalienne.

Les aliments raffinés

En ce qui les concerne, le terme « raffiné » n’est vraiment pas approprié pour la simple et bonne raison que ces aliments ne contiennent plus les nutriments et surtout les minéraux qu’ils contenaient avant transformation.
Or, les minéraux sont indispensables au bon fonctionnement et à la vitalité des glandes surrénales. D’une manière générale, leur absence oblige l’organisme à puiser dans ses réserves pour mener à terme les différentes réactions intervenant dans le métabolisme.
Attention donc au pain blanc, à la baguette, aux pâtes, aux pâtisseries et au riz blanc. Sans oublier le sucre blanc mais nous l’avons déjà mentionné.

Les aliments à privilégier

Il va s’agir essentiellement d’adopter un régime alimentaire visant à stabiliser la glycémie. Une glycémie stable va permettre d’éviter de solliciter les surrénales.

Comment procéder ?

Ne négligez pas le petit déjeuner et prenez le, maximum, dans l’heure qui suit le lever. Quand je parle de petit-déjeuner, il s’agit d’un repas un minimum consistant permettant d’être rassasié tout en évitant de se sentir lourd. Concernant ce dernier point, si vous n’avez pas faim le matin, ne vous forcez pas.
Vous pourrez privilégier pour cela un apport en protéines (un œuf ou une poignée de graines que vous aurez mises à tremper au cours de la nuit précédente).
Au sujet des protéines, il est très important de veiller à un apport régulier de celles-ci. En cas de fatigue surrénalienne, il est recommandé d’en consommer à chaque repas. En effet, les protéines participent paradoxalement à la stabilité de la glycémie et permettent ainsi de suppléer le cortisol (dont la juste production est perturbée dans notre cas). Peu importe la forme, ce peut être du poulet, du poisson, des noix, des graines ou des légumineuses (lentilles, haricots rouges, fèves). Par contre, consommez de la viande rouge en quantité limitée à cause de l’effet coup de fouet qu’elle procure.

Prévoyez des collations à consommer entre les repas afin d’éviter une chute du cortisol qui se produit généralement vers 11 heures puis vers 16 heures. C’est habituellement à ce moment-là que vous prenez plaisir à consommer du café ou du chocolat. Et bien dorénavant, je vous invite à privilégier des aliments riches en protéines (des amandes ou des graines). Eventuellement, un oeuf mollet.

Cas particulier du sel : Avez-vous remarqué que vous pouviez être attiré par les aliments salés ?
Rien de surprenant. En effet, le sodium (que l’on trouve dans le sel) agit de concert avec l’aldostérone qui est produite par les glandes surrénales mais de manière instable en cas de fatigue surrénalienne. La consommation de sel est à modérer d’une manière générale mais dans notre cas, ne vous privez pas en observant vos envies et votre ressenti qui constituent un formidable indicateur des besoins de votre corps.
Bien entendu, il est impératif de faire régulièrement contrôler votre tension par votre médecin traitant ou à l’aide d’un tensiomètre que vous pourrez trouver en parapharmacie.
Attention : le sel de table que l’on trouve dans le commerce est lui aussi raffiné car chauffé à très haute température et n’a plus grand chose à voir avec le sel à l’état brut et naturel. Aussi, Je vous invite à privilégier du sel non raffiné comme celui de l’Himalaya.
Ceci-dit, pourquoi ne pas envisager des sources naturelles de sodium ? Redécouvrez-donc le céleri branche, par exemple.

Prendre le temps de se restaurer et bien mastiquer

Au cours de votre repas, profitez-en pour profiter de celui-ci, justement ! Avant de commencer à manger, observez le contenu de votre assiette et soyez « en conscience » des bienfaits que les aliments vont apporter à votre corps. Consacrez suffisamment de temps à ce repas. Vous devriez, en outre, réapprendre à mastiquer les aliments. Profitez-en également pour vous relaxer. Vous pouvez d’ailleurs faire précéder le repas d’une petite séance de relaxation ou de tout simplement procéder à trois grandes inspirations avant de manger.
Bien évidemment, quel que soit le régime alimentaire et son but à atteindre, il est nécessaire de privilégier une consommation conséquente de fruits et légumes frais. Il est primordial d’inclure une proportion suffisante d’aliments crus car ceux-ci contiennent des nutriments essentiels que la cuisson dégrade et dont vos glandes surrénales ont cruellement besoin. Si habituellement, vous ne consommez pas ou très peu de cru, je vous suggère d’en inclure progressivement. Mais faites selon votre ressenti et observez-vous.

Ayez conscience que la régularité est primordiale pour ce qui est de ces suggestions alimentaires. Vous devez également garder à l’esprit que le rétablissement des glandes surrénales est en général assez long (comptez au minimum plusieurs mois et soyez patient(e) si ça doit aller au delà).
Souvenez-vous également qu’il est primordial de limiter toutes les sources de stress possible. Pratiquez un maximum des exercices de relaxation ou de respiration tel que la fabuleuse cohérence cardiaque.

Dans la prochaine partie, je vous parlerai des quelques plantes et compléments alimentaires pouvant apporter un précieux coup de pouce dans cette quête de régénération des glandes surrénales.

Références

1. Neary N, Nieman L. Adrenal insufficiency: etiology, diagnosis and treatment. Current Opinion in Endocrinology, Diabetes and Obesity. 2010;(3):217–223.
2. Freeman J. Adrenal fatigue — An interview with Todd Nippoldt. Mayo Clinic Women’s HealthSource. 2010;14:6.
3. Head KA, et al. Nutrients and botanicals for treatment of stress: Adrenal fatigue, neurotransmitter imbalance, anxiety, and restless sleep. Alternative Medicine Review. 2009;14:114.
4. Eat for Heat by Matt Stone.
5. Poor Diet, Lack of Exercise as Lethal as Smoking.” American Cancer Society.

 

 

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L’objectif de cet article/blog n’est pas de traiter, de diagnostiquer, ni de prescrire. Les informations contenues ne doivent en aucun cas remplacer l’avis d’un médecin. Ce matériel à visée informative a pour objectif d’aider à entretenir sa santé. L’auteur et l’éditeur déclinent toute responsabilité concernant l’interprétation de ce texte.

Compte tenu de l'évolution permanente des sciences médicales et nutritionnelles, le contenu (tout ou partie) de cet article n'est peut-être plus à jour au moment où vous le lisez. Veuillez noter que je me remets régulièrement en question, ce qui me permet d'apporter des mises à jour ou corrections si besoin.

 

 

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