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La thyroïde est une petite glande en forme de papillon qui est localisée à la base du cou. Comme toute glande, elle produit des hormones dont les fonctions consistent à réguler des processus métaboliques de premier ordre dans tout l’organisme.
Les récepteurs de l’hormone thyroïdienne sont présents dans tout le corps et une perturbation du fonctionnement de la thyroïde peut donc ainsi provoquer des troubles dans presque tous les endroits du corps (par exemple : le cœur, le tractus gastro-intestinal, les fonctions relatives au sommeil, l’humeur ou même encore la croissance des cheveux, de la peau et des ongles).
Une carence dans la production de l’hormone thyroïdienne est appelée hypothyroïdie et c’est ce trouble de la thyroïde qui est le plus répandu à l’heure actuelle. Certains médecins parlent même, à ce sujet, d’épidémie silencieuse. En effet, les symptômes peuvent mettre des années à apparaître si bien qu’il est parfois difficile de déterminer l’existence d’un dysfonctionnement thyroïdien.
Sachez qu’un trouble de la thyroïde n’est pas enraciné et qu’il est souvent la conséquence d’un dysfonctionnement du système immunitaire (mais pas que, c’est en réalité, comme souvent, multifactoriel). Selon le Docteur Datis Kharrazian, 90 % des personnes souffrant d’hypothyroïdie ont contracté ce que l’on appelle une hypothyroïdie d’Hashimoto pour laquelle le système immunitaire a déclenché une réaction auto-immune et attaque les tissus de la thyroïde. Par conséquent, afin de résoudre les troubles de la thyroïde ou toute maladie auto-immune, il convient de déterminer la source du déséquilibre plutôt que de supprimer les symptômes.

 

De la bonne santé de la thyroïde

 

Les symptômes de l’hypothyroïdie

Comme déjà précisé, les symptômes de l’hypothyroïdie se développent souvent progressivement et peuvent parfois mettre des années à apparaître. Les femmes quinquagénaires sont plus susceptibles d’être concernées par l’hypothyroïdie que les hommes. Cependant, les enfants, les adolescents et même les bébés peuvent être affectés par cette condition.
Les manifestations typiques de l’hypothyroïdie comprennent essentiellement une fatigue chronique une faiblesse constante, la plupart du temps accompagnées d’une prise de poids involontaire. En outre, la peau au niveau des bras et des jambes est souvent sèche, rugueuse ou pâle. Il peut également être question de perte de cheveux et d’ongles cassants. D’autres problèmes fréquents sont une sensibilité excessive au froid, des douleurs musculaires ou articulaires, de la constipation, une dépression légère à modérée, de l’irritabilité, des pertes de mémoire, des difficultés de concentration, des cycles menstruels perturbés et une libido faible.
Si le problème n’est pas traité, des symptômes plus conséquents peuvent apparaître. Ceci comprennent une peau très sèche, des enflures autour des lèvres et du nez ressemblant à des œdèmes. D’autres symptômes encore plus conséquents peuvent comprendre une pression artérielle basse, une température corporelle elle aussi basse, une respiration insuffisante, une insensibilité générale. Fort heureusement, ces symptômes d’hypothyroïdie avancée restent somme toute assez rares.

 

Les causes de l’hypothyroïdie

J’ai évoqué en tête d’article l’éventualité d’une réaction auto-immune mais d’autres facteurs peuvent entrer en ligne de compte. Il est souvent question d’une carence en iode qui est caractéristique des régimes alimentaires des pays développés. L’iode est indispensable à la production des deux principales hormones de la thyroïde, la thyroxine (T4) et la triiodothyronine (T3, vous remarquerez l’allusion à l’iode dans ce dernier terme).
Pour en revenir à l’hypothyroïdie d’Hashimoto, elle est plus fréquente chez les femmes et chez les personnes ayant des antécédents familiaux de maladies auto-immunes. Ce trouble implique l’inflammation et la destruction par le système immunitaire de la glande thyroïde, ce qui perturbe son bon fonctionnement et la production des hormones adéquates. La cause exacte et les déclencheurs d’un Hashimoto restent encore indéterminés mais on pense que certains aliments (comme le lait de vache et ses protéines si particulières) entrent en ligne de compte.

Les autres causes de l’hypothyroïdie comprennent l’ablation chirurgicale de la thyroïde (habituellement dans le cadre de nodules ou de cancer), la radiothérapie de la tête et du cou ou encore des complications résultant de thérapies médicales relatives à l’hyperthyroïdie (dans ce cas, la thyroïde a tendance à sur-fonctionner). Certains médicaments peuvent aggraver la condition d’hypothyroïdie ou interférer avec les thérapies médicales de remplacement. Par exemple, le lithium qui est couramment utilisé pour traiter les troubles psychiatriques tels que le trouble bipolaire.

Les autres causes moins fréquentes de l’hypothyroïdie comprennent les malformations congénitales et la grossesse. Certaines femmes peuvent développer une hypothyroïdie pendant ou immédiatement après la grossesse. Au cours de la grossesse, ceci peut être dangereux pour le développement du fœtus et peut conduire à des anomalies du développement, une fausse couche, un accouchement prématuré.

 

Quel est le traitement conventionnel de l’hypothyroïdie ?

Afin de vérifier l’état de la glande thyroïde, il convient de procéder à des dosages d’hormones qui mesurent le niveau de la TSH (hormone stimulante de la thyroïde) qui est sécrétée par l’hypophyse et qui donne un aperçu de l’état de la thyroïde. Si les niveaux d’hormones thyroïdiennes sont bas, l’hypophyse libère la TSH pour inciter la thyroïde à produire plus d’hormones. Votre médecin peut également demander de mesurer les taux circulants (ou libres) des hormones T3 et T4 qui elles sont produites par la thyroïde. Des faibles niveaux de T4 libre et des niveaux élevés de TSH révèlent une hypothyroïdie. D’autres variantes de l’hypothyroïdie peuvent exister, les patients ne présentent aucun symptôme et les niveaux d’hormones thyroïdiennes sériques sont corrects mais celui de la TSH est élevé. D’autres patients peuvent avoir des symptômes avec pourtant des niveaux normaux de TSH et de T4 libre. Dans un cas comme dans l’autre, ces patients peuvent bénéficier d’une supplémentation. En outre, une personne ayant une maladie temporaire peut très bien avoir une thyroïde normale mais une TSH élevée et cette condition disparaît généralement à terme sans aucune intervention.

Le but du traitement de l’hypothyroïdie consiste à maintenir un métabolisme normal en corrigeant une production insuffisante des hormones thyroïdiennes. Une fois la thérapie de remplacement démarrée, la thyroïde va cesser de produire des hormones, ce qui fait que le traitement de remplacement doit être poursuivi à vie. La plupart des médecins prescrivent dans ce cas un médicament nommé Levothyrox , un analogue synthétique de la thyroxine (T4) et procèdent à des ajustements en vérifiant les niveaux de TSH après quelques mois afin d’être sûr que le médicament fasse effet. Une utilisation prudente de ce médicament est à envisager en cas de maladie cardio-vasculaire. Ainsi, le cœur peut s’adapter progressivement à une augmentation artificielle du métabolisme. Les effets secondaires d’hormones thyroïdiennes de substitution peuvent comprendre des tremblements, des palpitations, de l’insomnie et des modifications de l’appétit.

 

Quelles recommandations pour l’hypothyroïdie ?

Arrêt du gluten et de la caséine de type A1. La plupart des allergies et des intolérances alimentaires de nos jours sont dues au blé et aux produits laitiers issus de la vache à cause de la présence en ces aliments de protéines hybrides telles que le gluten et la caséine de type A1. Ces protéines favorisent la survenue d’hyper perméabilité intestinale qui en retour causera de l’inflammation de la thyroïde et affectera son bon fonctionnement. Ainsi, je vous recommande un régime alimentaire dénué de céréales ou au moins sans gluten. Ensuite, ne consommez que des produits laitiers issus de chèvre ou de brebis (caséine de type A2 qui elle est acceptable).

Pas de bisphenol A. Le bisphenol A, dont vous avez sans doute entendu parler, peut perturber votre système endocrinien tout entier et donc affecter votre thyroïde. Je vous recommande donc d’écarter toute source de cette molécule.

Faites contrôler vos niveaux d’iode. Si ils sont bas, consommez du kelp (une algue très riche en iode) ou un supplément iodé liquide de type Lugol.

Détox des métaux lourds. Ceux-ci pouvant affecter le bon fonctionnement de la thyroïde. Faites extraire au préalable vos amalgames classiques (car contenant du mercure) par un dentiste spécialisé dans cette pratique. En effet, l’extraction de ces amalgames provoque une libération de mercure qui risque d’être ingéré si toutes les précautions en terme de sécurité ne sont pas prises.
Pour la détox, je vous recommande la prise de Chardon Marie, de curcuma, de chlorella et de coriandre (feuilles fraiches) afin de déloger ces métaux de vos cellules et organes. Attention : ce genre de détox ne s’improvise pas et doit être envisagée avec la plus grande prudence.

Augmentez vos apports en sélénium. Assurez-vous de consommer suffisamment de sélénium à travers votre régime alimentaire car celui-ci joue un rôle majeur dans la bonne production des hormones thyroïdiennes. Les meilleures sources de sélénium sont les noix du Brésil, le saumon, les graines de tournesols, le bœuf et les champignons.

Envisagez les adaptogènes. Ceux-ci aident à réduire les niveaux de cortisol et améliorent la fonction thyroïdienne comme peuvent le faire l’Ashwagandha et le Basilic Sacré.

Réduisez vos apports de glucides. Abaissez vos apports de sucre et de céréales et remplacez les par de bonnes graisses. Beaucoup de femmes ont tendance à consommer trop de glucides ce qui augmente les niveaux d’oestrogènes et affecte négativement la thyroïde. À la place, consommez donc de bonnes graisses telles que : l’huile de coco, le lait de coco, l’avocat, du bœuf nourri à l’herbe grasse, du saumon sauvage, des graines de chia, des graines de lin ou encore des graines de chanvre.

Arrêtez le soja. Une consommation excessive de soja peut affecter la fonction thyroïdienne. Veuillez noter d’ailleurs que si vous consommez des aliments à base de soja en même temps que vous prenez des hormones thyroïdiennes de remplacement, ils peuvent interférer avec celles-ci.

Le yoga. De nombreuses personnes connaissant une affection de la thyroïde rapportent des bénéfices de la pratique d’une posture de yoga nommée Sarvangasana qui augmente la circulation sanguine au niveau de la thyroïde. Allongez-vous sur le dos avec les bras le long du corps. Levez vos jambes tendues à fin de former un angle droit avec le sol. Puis levez vos hanches afin que votre menton repose sur votre poitrine et soutenez-vous avec vos coudes posés au sol et vos mains sur vos hanches. Gardez votre cou et les épaules à plat sur le sol. Vous l’avez reconnue, il s’agit de la célèbre chandelle telle qu’on la nomme chez nous. Maintenez la posture durant cinq minutes mais abstenez-vous de la pratiquer si vous êtes enceinte ou en période de règles. Même chose si vous avez un glaucome, des problèmes de sinus ou de l’hypertension artérielle.

 

Références

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2. Hashimoto’s Thyroiditis: An Autoimmune Threat ? – http://www.drweil.com/health-wellness/body-mind-spirit/autoimmune-disorders/hashimotos-thyroiditis-an-autoimmune-threat/
3. Hypothyroidism – https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmedhealth/PMHT0022776/
4. Thyroid Diseases News and Research – http://www.endocrineweb.com/news/thyroid-diseases
5. Health Consequences of Iodine Deficiency – Umesh Kapil – http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3074887/
6. Guidelines of the American Thyroid Association for the Diagnosis and Management of Thyroid Disease During Pregnancy and Postpartum – The American Thyroid Association Taskforce on Thyroid Disease During Pregnancy and Postpartum, Alex Stagnaro-Green, (Chair),corresponding author Marcos Abalovich, Erik Alexander, Fereidoun Azizi, Jorge Mestman, Roberto Negro, Angelita Nixon, Elizabeth N. Pearce, Offie P. Soldin, Scott Sullivan, and Wilmar Wiersinga11. – http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3472679/
7. Thyroid Hormone Treatment – http://www.thyroid.org/thyroid-hormone-treatment/
8. Celiac Disease and Autoimmune Thyroid Disease – Chin Lye Ch’ng, MRCPI, M. Keston Jones, MD, FRCP, and Jeremy G. C. Kingham, MD, FRCP. – http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2111403/
9. Antigoitrogenic effect of casein. Gaitán E, Merino H. – http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/1036649
9. Phthalates, BPA may alter the body’s thyroid hormone levels – http://www.endocrineweb.com/news/hypothyroidism/6402-phthalates-bpa-may-alter-bodys-thyroid-hormone-levels
10. Thyroid Hormones in Relation to Lead, Mercury, and Cadmium Exposure in the National Health and Nutrition Examination Survey, 2007–2008. – Aimin Chen, Stephani S. Kim, Ethan Chung, and Kim N. Dietrich. – http://ehp.niehs.nih.gov/1205239/
11. Study Links Low Selenium Diet with Thyroid Disease – http://www.endocrineweb.com/news/thyroid-diseases/17120-study-links-low-selenium-diet-thyroid-disease
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13. Effects of soy protein and soybean isoflavones on thyroid function in healthy adults and hypothyroid patients: a review of the relevant literature. – Messina M, Redmond G. – http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16571087
14. The Hidden Culprit: Thyroid Imbalance and What to Do About It – https://yogainternational.com/article/view/the-hidden-culprit-thyroid-imbalance-and-what-to-do-about-it

 

 

 

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Ce régime que vous conseillez est réservé aux personnes ayant beaucoup de moyen financier malheureusement. Manger sans gluten coute cher car tous les produits en vente coute cher, sans compter le reste que vous conseillez au niveau alimentaire. Plus de céréales, et bien c’est vachement stricte et le reste est encore pire. Personne ne fera ce que vous conseillez malheureusement car impossible a gérer tous les jours avec le travail et des revenus normaux. Personnellement, traité depuis 20 ans au moins par du levothyrox et euthyral depuis 4 ans sans résultat pour une hypothyroidie d’hashimoto avec problème de t3 et… Lire plus »
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